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"Ô mon âme bénit le Seigneur et mon esprit magnifie son Nom car la mort n'a pas pu le retenir même dans le tombeau Jésus est Seigneur : Il est ressuscité- Il est vivant éternellement ALLELUIA "

Evangile et commentaire de la parole du 4 octobre 3 "ne soyons pas indifférents à la grâce reçue"

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Evangile et commentaire de la parole du 4 octobre 3 "ne soyons pas indifférents à la grâce reçue"

Message par mary line le Ven 4 Oct - 3:42


Lc 10,13-16 :
En parlant aux soixante-douze disciples, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !

« Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »



A plusieurs reprises, dans l’Évangile, Jésus se plaint de la fermeture du cœur des hommes. Suscitant l’incrédulité à Nazareth, au début de sa prédication, il affirme « qu’aucun prophète n’est accueilli dans son pays » (Lc 4,24). Avant sa Passion, il terminera son itinéraire, aux portes de Jérusalem, et il pleurera sur elle : « si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix… ! Mais hélas ! Cela a été caché à tes yeux ! Tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visitée » (Lc 19, 42…44). Aujourd’hui, Jésus se lamente sur des villes dans lesquelles il a dû passer beaucoup de temps à prêcher et à faire des miracles. C’est en tout cas le cas de Capharnaüm, où s’est déroulé le début de sa prédication. Jésus semble se heurter à un mur. Son ministère, en tout cas en partie, semble être un échec. Et devant la dureté des cœurs, quelle amertume et quelle souffrance doit-il ressentir ! Lui seul connaît pleinement le bonheur que se ferment les hommes qui le refusent !
Aujourd’hui, Jésus s’en prend aux villes qui ont beaucoup reçu. Il les compare à Tyr et Sidon, qui symbolisent les nations païennes. Jésus affirme que si elles avaient reçu l’annonce de l’Évangile, il y a longtemps qu’elles se seraient converties. Ce qui est reproché aux habitants de Chorazin, Bethsaïde et Capharnaüm, c’est être blasés de tout ce qu’a fait Jésus chez eux, de sa prédication et de ses miracles, de dédaigner son message de conversion, et pour finir d’être indifférents au salut qui leur est proposé.
Ce reproche, il pourrait sans doute nous être adressé. Fréquentant les sacrements de manière régulière, ne risquons-nous pas de nous habituer à la grâce ? De trouver normal tous ces biens que nous recevons en surabondance ? De perdre notre émerveillement devant l’abondance de la bonté de Dieu pour nous, et finalement de nous fermer au message de conversion qui nous est annoncé ? C’est le danger de toute habitude en matière de foi : elle risque de devenir routine, si elle n’est pas sans cesse renouvelée par l’émerveillement de l’enfant. C’est ce qu’exprime magnifiquement Jésus un peu plus loin dans l’Évangile : « Je te bénis, Père, Seigneur du Ciel et de la Terre, d’avoir caché cela aux sages et aux savants, et de l’avoir révélé aux tout-petits » (Lc 10,21). Habitués à la foi, nous risquons de ne plus nous laisser déranger par elle, d’avoir le cœur endurci, voire de prendre de haut les appels de Dieu, comme si nous savions déjà tout. C’est seulement dans la mesure où nous faisons souvent repasser devant nos yeux notre petitesse que nous pouvons être ouverts à ce que Dieu nous donne. Ainsi ne sommes-nous pas comme des enfants gâtés qui gaspillent ce qui est reçu, mais comme des mendiants qui ont conscience que ce qu’ils reçoivent est nécessaire à leur survie. N’oublions pas qu’ « à qui l’on a beaucoup donné, on redemandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage » (Lc 12,48). Demandons au Seigneur, qui seul peut nous convertir, de nous rendre reconnaissants et dociles. Qu’il nous permette de porter des fruits de conversion et de témoigner des merveilles qu’il fait en nous. Qu’il nous rende attentifs au temps où nous sommes visités par sa grâce.

Don Claude-Noël Desjoyaux

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